Sonic Protest Metz – The Nihilist Spasm Band / The Flying Luttenbachers / Jean-Philippe Gross – 20 et 21 mars

SONIC PROTEST – METZ
co-organisation Fragment / Les Trinitaires dans le cadre du Festival Sonic Protest

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Lundi 20 mars /18h30
Maison de l’étudiant saulcy – Metz

entrée libre

What about me : the Rise of the Nihilist Spasm Band
film de Zev Asher – 2000 – 1h42
en présence des membres du Nihilist Spam band
Documentaire cacophonique et cocasse en guise de déclaration d’amour, What about me est l’œuvre d’un fan du Nihilist Spasm Band qui cherche à clamer à la face du monde le génie désarmant du groupe ! Partageant totalement ce point de vue, nous vous invitons à découvrir le film, sous-titré pour l’occasion. Interviews des membres du groupe, témoignages enthousiastes (Thurston Moore, Michael Snow, etc) sur l’influence du groupe, re-contextualisation du projet dans son milieu d’origine, tournée et émission de TV au Japon : une belle occasion d’aller à la rencontre de ces gentlemen-énergumènes avant de les (re)découvrir sur scène le lendemain aux Trinitaires.
No cinéma !

Mardi 21 mars /20h30
Les Trinitaires – rue des Trinitaires – Metz

The Nihilist Spasm Band [Canada]

The Flying Luttenbachers [États unis]

J​ean-Philippe Gross solo [F​rance​ de l’est de la Moselle​]

« On n’y connaissait rien. Alors c’est sûr qu’on ne pouvait pas faire les choses bien…mais on ne pouvait pas les faire mal non plus. » C’est John Boyle, un membre du Nihilist Spasm Band (aux côtés de John Clement, Bill Exley, Murray Favro, Aya Onishi, invitée permanente, et Art Pratten), qui le dit. Considéré comme LE premier groupe de noise (1965 !), cette réunion d’énergumènes-gentlemen fait toujours du bruit cinquante ans après sa création.
Ils ont joué de très rares fois en France mais déjà une fois à Metz avec Fragment (en 2006). À l’invitation de Sonic Protest, ils viennent jouer cinq concerts de No Music, dont de nouveau Metz dix ans plus tard!
Avec le soutien de l’Onda – Office national de diffusion artistique.

Auto-baptisé Gods of chaos, The Flying Luttenbachers, c’est LE projet, depuis 1990, que porte Weasel Walter, multi-instrumentiste pilier de la scène no-wave / noise-rock de Chicago. Aperçu aux côtés, et selon les époques, de Lydia Lunch, Evan Parker, Ed Rodriguez, Joe Morris, Aaron Dilloway ou Tom Smith, Weasel Walter pense que c’est le bon moment pour rejouer The Flying Luttenbachers… faisons-lui confiance ! Entre free-jazz et grindcore, ils arrivent en trio guitare-basse-batterie pour une version tranchante et efficace. Le corpus est large et le projet ambitieux : en nourrissant l’approche de genres aussi divers que le punk hardcore, le black metal, le rock prog, le free jazz, la no wave, la noise, la musique contemporaine ou le gamelan balinais, The Flying Luttenbachers entend faire fondre les notions de genre et de clichés dans la dissonance et la brutalité sonore. Welcome back !

Au croisement des musiques électroniques et instrumentales, Jean-Philippe Gross développe un rapport physique au son, jouant avec les ruptures et les phénomènes acoustiques.
Il a travaillé pour le théâtre avec Léa Drouet, Gaël Leveugle et régulièrement pour​ la danse avec Marie Cambois.
Il a aussi composé la pièce « Cutting Lines » pour l’ensemble Dedalus, et « Sécante » pour le projet Phonoscopie de Thierry Madiot et Yannick Miossec (porté par Sonic Protest). En concert, il collabore avec John Hegre (en duo au sein de Black Packers et en quartet avec Greg Pope et Xavier Quérel), Clare Cooper (Nevers), Jean-Luc Guionnet (Angle), Jérôme Noetinger, Axel Dörner et comme l’exprime si bien cette liste de partenaires, sa musique peut aussi bien tenir de la dentelle sonore que du dérapage de char d’assaut sur terrain humide. Jamais enfermé dans quelque systématisme que ce soit, Jean-Philippe Gross se permet les extrêmes pour profiter d’un large champ des possibles et accorde une attention toute particulière au timbre, au grain et à la qualité du son, même rugueux. Sur sono, sur ampli ou à l’ordi… c’est du joli ! Gotfertami !