Mardi 11 février – L’OCELLE MARE / TARAB / YVAN ETIENNE – Café Jeanne d’arc – 20h30

Mardi 11 février, 20:30
Café Jehanne d’arc, place Jeanne d’Arc, Metz

L’OCELLE MARE
Thomas Bonvallet banjo électrifié, orgue à bouche, harmonica etc..  

TARAB [Australie]
Eamon Sprod enregistrements environnementaux, objets, haut-parleurs, électronique

YVAN ETIENNE
Yvan Etienne enregistrements environnementaux

Des morceaux parsemés de cordes frottées, pincées, caressées et désormais en miettes ; un harmonica fuyant les phrases longues ; un métronome mécanique à cloche qui marque le pas ; des microphones et amplificateurs qui subliment les frappements de pieds et de mains ; une multitude éparse (diapasons, concertina, pavots secs, sifflements, minuteur, orgue à bouche, grelots) engendre les songes, zones de turbulences et silences impérieux de Thomas Bonvalet. Dans une posture précaire où tout risque de basculer à chaque instant, il compose autour de son banjo une folle chimère, à coups de progressions mélodiques interdites et d’ombres portées, de trémolos falots et de bourdons las, d’harmoniques empêchées et de soudains feedbacks.

Tarab explore des sons récoltés et des gestes/gestuelles tactiles re-contextualisés en des compositions dynamiques et psycho-géographiques inspirées par des choses/objets jetés/rejetés qu’il trouve en rampant dans la boue, les décharges, le sol, les roches, la poussière, les marches sans but, les objets rêches et grésillants, la décomposition, bref par tout ce qu’il entend et voit. Explorant le coté crasseux des enregistrements de terrain, TARAB, plus que de simplement « documenter » un lieu donné, s’intéresse plus à un engagement direct avec son/notre entourage, échauffant/taquinant/attisant avec des « demis » récits sonores nos sensations viscérales, nos fausses pistes permanentes et notre conscience pour le coup hautement renforcée.

Yvan Etienne développe un travail qui prend la forme de “choses“ sonores, d’installations, de performances/concerts, de projections vidéo, lumineuses et d’éditions. Conçus comme des espaces, des moments à expérimenter, ces travaux sont généralement liés à des contextes, des climats induis par les spécificités des sites et/ou des supports investis. En tant qu’auteur, son travail est réalisé avec des instruments acoustiques, électroniques et phonographique, il est à l’intersection de la composition, de la performance et de l’installation.  Sonore, évoquant l’auditif ou des lieux imaginaires, ses agencements sondent les processus de la perception, de la mémoire et de la psyché.